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Presse |
voir aussi les interviews Solo - Carla C. - Jazz magazine N° 522 - janvier 2002 Olivier benoit (g préparée) - concert du 7 Lézards, 4 décembre 2001 "Voyageur onirique tendre et entêtant, Olivier Benoit nous entraîne sur des chemins littéralement inouïs, au gré d'un son qui se tord, se distend, suscitant des images comme autant de leitmotive. Vers des ailleurs où les mots chuchotés délivrent secrets et magie.L'eau s'infiltre dans nos songes et nous éveille, le film peut continuer de se dérouler". Carla C. - Jazz magazine N° 522 - janvier 2002 [2ème concert] Curieux besoin d’écrire : « Passons
aux choses sérieuses ! »
Olivier Benoit ne semble pas avoir d’âge vraiment et sa guitare elle-même ne s’inscrit dans aucun héritage historique réel. On dirait plutôt un réceptacle bourré à craquer d’explosifs prêts à péter à tout moment. Le silence qui en sort s’apparente, dès lors, au hurlement, évocateur de torture, de guerre, de mort. La notion de plaisir est, ici, totalement dépassée, laissant la place à une douleur radicale, à la mémoire d’une peur intime due à l’extrémité de la démarche. Très politique, en fait, l’art d’Olivier Benoit se situe aux confins du supportable, quand le consensus général a prouvé son inefficacité la plus intégrale. Une attitude très salutaire où la beauté s’inscrit
en creux et, comme dans le Cri de Munch, prend sur elle toute l’horreur
dont nous ne sommes plus capables… Solo très cathartique, à
marquer d’une pierre noire ! En fait, nous n’avons pas affaire ici à deux musiciens, mais à
deux plasticiens. Ou, mieux encore, à un seul peintre bicéphale
qui travaillerait à l’esquisse d’un paysage unique. C’est
peut-être le trajet d’une rivière, que nous suivons depuis
sa source, le grondement de son torrent, la plénitude du fleuve et l’ouverture
vers la mer. Joël Pagier - Improjazz n°119 - octobre 2005 Nuit d’Hiver Chaque année, Jazz à Mulhouse nous permet de dresser avec jubilation un bilan (globalement positif) du jazz improvisé et d’y dénicher ses nouvelles tendances libertaires les plus singulières. Ainsi (...) Mais c’est l’âpre et délicate déconstruction minérale de l’association fusionnelle Sophie Agnel (p)-Olivier Benoit (elg) qui allait créer une véritable bataille d’Hernani au sein du public. Une alchimie déconcertante au comble de l’intériorité, de la retenue et de la fragilité, jusqu’aux limites du possible, au bord de la rupture, invoquant scories, sons parasites et microtonalité, frottements crissants et lentes résonances rugueuses, source d’une poésie troublante et vertigineuse.(...) Enfin, au cours du concert de fin de stage de cinq jours qui réunissait une bonne vingtaine de ses stagiaires, Olivier Benoit choisit de présenter la méthode qu’il développe par ailleurs de manière approfondie depuis plusieurs années avec La Pieuvre : la conduction d’orchestre. Bâtie sur un répertoire de signes complexe (Butch Morris ou John Zorn ont aussi, d’une manière fort différente, travaillé dans cette direction), cette méthode expérimentale offre des possibilités quasi-infinies en terme de finesse et de nuances. Les auditeurs qui ont assisté à ce (modeste) concert de fin de stage peuvent en témoigner. (...) Gérard Rouy - Jazz magazine N° - Une autre soirée très originale, singulière dans la succession de trois performances solos assez troublantes, nous fit d'abord entendre Nicolas Dick, qui écrit que la guitare est pour lui juste un intermédiaire. Après lui, Olivier Benoît, formidable dans le quintet Réflections de Christophe Marguet, magistral en chef d'orchestre improvisateur et réellement "conducteur" de ce collectif nordiste de 25 musiciens intitulé La pieuvre, se livra à un exercice particulièrement violent et bref, contre et tout contre l'instrument. Lui qui fait de sa guitare "une plaque ultrasensible, utilisant des événements ou non-événements qui alors le deviennent", a peut-être été le plus paroxystique dans son improvisation. Puis, consciemment ou non, Hervé Gudin présenta au final un ensemble relaxant, ambiant, pop, psychédélique. Sophie Chambon - http://www.jazzbreak.com/ - janvier 2005
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