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presse Olivier Benoit - Solo

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Solo

- Carla C. - Jazz magazine N° 522 - janvier 2002
- Joël Pagier - Improjazz n°119 - octobre 2005
- Géraldine Martin - Improjazz (n°116) - juin 2005
- Gérard Rouy - Jazzmagazine N° -
- Sophie Chambon - http://www.jazzbreak.com/ - janvier 2005


Olivier benoit (g préparée) - concert du 7 Lézards, 4 décembre 2001

"Voyageur onirique tendre et entêtant, Olivier Benoit nous entraîne sur des chemins littéralement inouïs, au gré d'un son qui se tord, se distend, suscitant des images comme autant de leitmotive. Vers des ailleurs où les mots chuchotés délivrent secrets et magie.L'eau s'infiltre dans nos songes et nous éveille, le film peut continuer de se dérouler".

Carla C. - Jazz magazine N° 522 - janvier 2002


[2ème concert] Curieux besoin d’écrire : « Passons aux choses sérieuses ! »

Olivier Benoit ne semble pas avoir d’âge vraiment et sa guitare elle-même ne s’inscrit dans aucun héritage historique réel. On dirait plutôt un réceptacle bourré à craquer d’explosifs prêts à péter à tout moment. Le silence qui en sort s’apparente, dès lors, au hurlement, évocateur de torture, de guerre, de mort. La notion de plaisir est, ici, totalement dépassée, laissant la place à une douleur radicale, à la mémoire d’une peur intime due à l’extrémité de la démarche. Très politique, en fait, l’art d’Olivier Benoit se situe aux confins du supportable, quand le consensus général a prouvé son inefficacité la plus intégrale.

Une attitude très salutaire où la beauté s’inscrit en creux et, comme dans le Cri de Munch, prend sur elle toute l’horreur dont nous ne sommes plus capables… Solo très cathartique, à marquer d’une pierre noire !
(...)
[21h, 1er concert] Après ce brillant départ sur les starting-blocks de Jazz Migration, deux oiseaux migrateurs de l’improvisation. Ce duo enfanté au Carré Bleu de Bernard Prouteau, et dont chaque membre n’en est pas non plus à son coup d’essai, a rapidement pris son envol et sa venue au festival de Mulhouse ferait presque figure d’événement, tant il a, pour ainsi dire, inventé un son propre et une façon de le traiter rigoureusement personnelle. Contentons-nous donc de préciser que Sophie Agnel joue du piano et Olivier Benoit de la guitare… Et oublions immédiatement ce que nous venons de dire. Car, pour peu que nous ayons fermé les yeux, rien dans ce qui nous parvient ne peut sembler venir d’un quelconque instrument. Tous deux pétrissent plutôt, de leurs mains semblables, une matière, sans doute musicale, qu’ils déposent sur le sol par petites touches impressionnistes puis lui laissent prendre la forme souhaitée par accumulation, succession, sélection naturelle et choix qui s’impose.

En fait, nous n’avons pas affaire ici à deux musiciens, mais à deux plasticiens. Ou, mieux encore, à un seul peintre bicéphale qui travaillerait à l’esquisse d’un paysage unique. C’est peut-être le trajet d’une rivière, que nous suivons depuis sa source, le grondement de son torrent, la plénitude du fleuve et l’ouverture vers la mer.
Ce n’est même pas un tableau que nous admirons les yeux clos, mais le cours même de l’eau. L’art de ces deux illusionnistes est trop mouvant pour se laisser figer dans un cadre, fût-il luxueux… Trop fluide également pour imprimer la moindre pellicule.
Dans Numéro Deux, Jean-Luc Godard fait dire à un enfant : « Papa, c’est une usine, Maman, un paysage ».
Ce piano et cette guitare se situent incontestablement sur le versant féminin de la création artistique…
(...)Je ne m’étendrai pas sur le contenu de ces stages, n’y ayant pas participé moi-même, et me contenterai de préciser que le concert des élèves d’Olivier Benoit obéit au principe de conduction qu’il a su expérimenter avec bonheur et depuis déjà pas mal de temps avec les membres du collectif lillois, La Pieuvre.

Joël Pagier - Improjazz n°119 - octobre 2005


Nuit d’Hiver
au GRIM, Marseille
La seconde édition du festival Nuit d’Hiver organisé par le GRIM à Marseille avait pour thème la guitare. Cet instrument décliné sous toutes ses formes s’incarna avec des musiciens de diverses nationalités (Italie, Portugal, Espagne, Estonie, Australie, France) qui se sont pliés, la plupart du temps, à la discipline du solo ; toutefois, la scène du GRIM accueillait également quelques duos et trios parfois assez surprenants. On parlera ici de ce qui nous a semblé vraiment marquant.
(...)
Les concerts du lendemain soir nous ont permis d’apprécier des approches tout aussi singulières de la guitare avec Nicolas Dick, Olivier Benoit et Hervé Gudin. Nous retiendrons surtout le concert d’Olivier Benoit même si les deux autres guitaristes nous paraissent être d’admirables architectes d’espaces sonores. Si on connaissait Olivier Benoit à travers La Pieuvre, ce grand ensemble d’improvisateurs qu’il dirige efficacement depuis six ans, il s’est révélé particulièrement convaincant dans cette prestation en solo. Sa musique est belle et violente par tant d’éclat et de profondeur accordés. On y décèle une dimension physique, presque corporelle : ciseleur de matière sonore, Olivier Benoit procède par heurts, par brisures pour révéler une musique qui semble sur le tranchant d’une lumière douce-amère. Une belle expérience…

Géraldine MARTIN - Improjazz (n°116) - juin 2005


Chaque année, Jazz à Mulhouse nous permet de dresser avec jubilation un bilan (globalement positif) du jazz improvisé et d’y dénicher ses nouvelles tendances libertaires les plus singulières. Ainsi (...) Mais c’est l’âpre et délicate déconstruction minérale de l’association fusionnelle Sophie Agnel (p)-Olivier Benoit (elg) qui allait créer une véritable bataille d’Hernani au sein du public. Une alchimie déconcertante au comble de l’intériorité, de la retenue et de la fragilité, jusqu’aux limites du possible, au bord de la rupture, invoquant scories, sons parasites et microtonalité, frottements crissants et lentes résonances rugueuses, source d’une poésie troublante et vertigineuse.(...) Enfin, au cours du concert de fin de stage de cinq jours qui réunissait une bonne vingtaine de ses stagiaires, Olivier Benoit choisit de présenter la méthode qu’il développe par ailleurs de manière approfondie depuis plusieurs années avec La Pieuvre : la conduction d’orchestre. Bâtie sur un répertoire de signes complexe (Butch Morris ou John Zorn ont aussi, d’une manière fort différente, travaillé dans cette direction), cette méthode expérimentale offre des possibilités quasi-infinies en terme de finesse et de nuances. Les auditeurs qui ont assisté à ce (modeste) concert de fin de stage peuvent en témoigner. (...)

Gérard Rouy - Jazz magazine N° -


Une autre soirée très originale, singulière dans la succession de trois performances solos assez troublantes, nous fit d'abord entendre Nicolas Dick, qui écrit que la guitare est pour lui juste un intermédiaire. Après lui, Olivier Benoît, formidable dans le quintet Réflections de Christophe Marguet, magistral en chef d'orchestre improvisateur et réellement "conducteur" de ce collectif nordiste de 25 musiciens intitulé La pieuvre, se livra à un exercice particulièrement violent et bref, contre et tout contre l'instrument. Lui qui fait de sa guitare "une plaque ultrasensible, utilisant des événements ou non-événements qui alors le deviennent", a peut-être été le plus paroxystique dans son improvisation. Puis, consciemment ou non, Hervé Gudin présenta au final un ensemble relaxant, ambiant, pop, psychédélique.

Sophie Chambon - http://www.jazzbreak.com/ - janvier 2005


contact :    obenoitpublic@gmail.com         Tel : +33(0)6 80 37 97 31

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